Le Ventd'Automne

Le vent balaie le sable,

Bord de mersombre et matin sans espoir.

Nulle voile au creux des vagues.

Les rochers, les toits,

Les landes s'abandonnent

A la tempête,

Sans combat.

 

Sur la plage, les châteaux s'effacent,

Les pas disparaissent,

Des ruisseaux de sel blanchissent les ocres.

 

Le vent fait le ménage

Jusqu'aux bois voisins

Qui lui résistent

Et gémissent.

 

Quelques taches rondes

Apparaissent çà et là:

Des mouettes réfugiées,

Tête sous l'aile.

 

Dans sa chambre,

L'homme voudrait écrire

Mais le vent passe

Et ses pensées s'envolent

Comme les papiers gras

Les lendemains de fête.

 

Nul ne résiste au Vent d'automne. 

publicado por filosofia-xauteriana às 23:00 | favorito