LA PENSEE HUMAINE, RESULTAT DU DEVELOPPEMENT DE LA MATIERE VIVANTE

 

 

 " La pensée humaine, résultat du développement de la matière vivante "

 

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      La pensée humaine est le résultat d'une longue évolution du monde organique.

 

      La base matérielle de la vie est constituée par les protéines, qui sont un produit complexe du développement de la matière. Ces substances jouent un rôle décisif dans le métabolisme, sur lequel repose toute l'activité vitale des organismes. Au métabolisme sont liés d'autres indices de la vie: la capacité de se reproduire, l'irritabilité, etc. L'irritabilité est à l'origine de l'aptitude des êtres vivants à répondre à l'action du milieu externe et interne par des réactions d'adaptation. C'est là une forme élémentaire de l'activité réflexe. Aux degrés supérieurs du développement du monde organique, l'activité nerveuse supérieure et ce que nous appelons l'activité psychique se forment sur cette base de l'irritabilité propre aux organismes les plus simples.

 

      Déjà chez les organismes unicellulaires on voit se différencier des éléments plus sensibles aux excitations extérieures. Quand les organismes multicellulaires apparaissent, il se produit une spécialisation des cellules; des groupes particuliers de cellules se constituent, ayant pour fonction de recevoir les irritations extérieures et de transformer celles-ci en excitations. A mesure que l'organisme des animaux se complique, ces cellules se développent en un système nerveux avec son centre: le cerveau.

 

      Le système nerveux des animaux et de l'homme assure la liaison de l'organisme avec le milieu extérieur et la corrélation des différents organes.

 

      Le système nerveux central chez les vertébrés est constitué par la moelle épinière et l'encéphale avec ses différents sections. Chez la plupart des poissons, l'encéphale est relativement petit et ses hémisphères sont peu développés. Les dimensions du cerveau des amphibies sont plus grandes et on observe le développement de la partie antérieure, base de l'évolution des hémisphères. Le cerveau des reptiles est plus évolué que celui des amphibiens; des cellules nerveuses formant une écorce cérébrale primitive apparaissent pour la première fois à la surface des hémisphères. Chez les oiseaux les grands hémisphères augmentent encore de volume mais l'écorce est faiblement développée. Chez les mammifères, ils sont très évolués, en même temps que se développe et se complique l'écorce cérébrale. Chez les mammifères supérieurs, l'écorce cérébrale développée forme de nombreux sillons et circonvolutions, et les hémisphères recouvrent toutes les autres parties du cerveau.

 

      C'est chez l'homme que l'écorce cérébrale est la plus évoluée. Elle constitue un appareil qui est en conexion avec tout le système nerveux de l'homme et forme l'organe de l'activité nerveuse supérieure, des liaisons les plus complexes avec le milieu extérieur. Le grand physiologiste Pavlov souligne que l'écorce cérébrale est l'<< ordonnateur et le distributeur de toute l'activité de l'organisme >>, et que << cette section supérieure commande tous les phénomènes qui se produisent dans le corps >>. L'écorce cérébrale est l'organe de la pensée humaine.

 

      L'action du milieu extérieur et intérieur excite  les extrémités nerveuses. Cette excitation est transmise par des nerfs spéciaux centripètes aux sections correspondantes de l'encéphale, d'où les impulsions sont transmises par des nerfs centrifuges aux différenents organes qu'elles mettent en action. C'est ainsi que se réalisent les réflexes des organes et de tout l'organisme aux irritations.

 

      Par exemple, quand l'homme retire vivement sa main d'un objet brûlant, il se produit un réflexe auquel les physiologistes ont donné le nom de " réflexe inconditionnel ", inné chez les animaux et chez l'homme.

 

      Sur la base de ces réflexes inconditionnels ( nutritifs, défensifs et autres ), des réflexes conditionnels se forment au cours de l'expérience individuelle de l'animal et de l'homme. Quand un chien s'empare d'un morceau de viande et commence à saliver, c'est un réflexe inconditionnel. Mais la salive peut être sécrétée à la seule vue ou odeur de la viande, et même à la vue de l'homme qui l'apporte. Analysant ces phénomènes et d'autres semblables, Pavlov a montré que si l'on associait l'alimentation du chien à la lumière d'une lampe ou au son d'une cloche, on pouvait créer un nouveau  type de réflexe, la lumière ou le son provoquant la sécrétion de la salive. Pavlov a donné à ces phénomènes le nom de " réflexes conditionnels ", car ils se produisent grâce à la combinaison d'un excitant conditionnel ( lumière, son, etc. ) et d'un excitant inconditionnel, qui provoque un réflexe inconditionnel.

 

      Les réflexes conditionnels sont des liaisons nerveuses temporaires. Formés dans des conditions précises, ils se maintiennent plus ou moins longtemps, même sans le concours d'excitants inconditionnels. Ce qui fait leur importance, c'est que grâce à eux les organismes s'adaptent aux conditions changeantes du milieu dans lequel ils vivent. On sait, par exemple que beaucoup d'animaux sauvages ne craignent pas l'homme quand ils le voient pour la première fois. Mais ils changent leur comportement lorsqu'on se met à les chasser. Ils cherchent alors à se cacher dès qu'ils aperçoivent ou flairent l'homme. Cela signifie qu'un nouveau réflexe conditionnel s'est formé chez les animaux, fort utile pour eux. La perception de l'homme met en action un réflexe défensif inconditionnel, sert de signal à une réaction d'adaptation des animaux.

 

      On a observé que n'importe quel objet ou phénomène de la nature, associé à des réflexes incoditionnels, peut devenir le signal d'une activité réflexe conditionnelle chez les animaux et l'homme. Pavlov désigne sous le terme de " premier système de signalisation " ce système de signaux commun aux animaux et à l'homme.

 

      Par ailleurs, Pavlov a souligné le caractère spécifique de l'activité nerveuse supérieure de l'homme par rapport à l'activité nerveuse supérieure des animaux. Il a montré que le langage constituait un nouveau système de signaux, caractéristique de l'homme, et qui devient également la source de réflexes conditionnels. Ce système, propre uniquement à l'homme, il l'a appelé " le deuxième système de signalisation ".

 

      Pavlov a découvert les lois physiologiques de l'activité nerveuse supérieure des animaux et de l'homme. Il a établi la liaison entre l'activité nerveuse supérieure de l'homme et celle de l'animal, et aussi la différence qui les sépare. Pavlov a posé le fondement scientifique de l'étude de la vie psychique de l'homme.

 

(Mardi prochain le, 08 mai 2014, lisez: " LE RÔLE DU TRAVAIL ET DU LANGAGE DANS LE DEVELOPPEMENT DE LA PENSEE HUMAINE " ).

publicado por filosofia-xauteriana às 18:08 | favorito